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LE CARACTERE RAISONNABLE DE LA CONNAISSANCE PAR LA FOI

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LE CARACTERE RAISONNABLE DE LA CONNAISSANCE PAR LA FOI

Posted by admin | Posted in Senza categoria | Posted on 10-02-2010

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Résumé de l’ouvrage d’Antonio Livi,

Razonalità della fede nella Rivelazione

(Casa Editrice Leonardo da Vinci, Roma 2005)

par Antoine Drouineau

 

Avant d’analyser le caractère raisonnable de la foi, rappelons tout d’abord comment s’exprime la connaissance. La connaissance humaine s’exprime à travers un jugement, lequel peut être vrai ou faux. Lorsque le jugement est vrai, la connaissance est accomplie ; lorsque le jugement est faux, il n’y a tout simplement pas de connaissance.

 

On peut distinguer trois formes de connaissance qui nous permettent d’exprimer un jugement. Les premières sont directes, c’est-à-dire qu’elles dépendent directement du sujet connaissant. La dernière forme de connaissance, quant à elle, est indirecte : le sujet connaissant aura besoin d’un autre pour connaître. Nous avons donc tout d’abord l’expérience, par laquelle la vérité d’un jugement se vérifie directement et immédiatement, une fois l’expérience vécue. L’autre forme de connaissance directe, en revanche, est médiate. Il s’agit de l’inférence, par laquelle la raison énonce un jugement à partir de prémisses. Vient enfin la connaissance par la foi, indirecte celle-là, par laquelle la raison humaine exprime un jugement sur la base du témoignage d’autrui.

C’est de cette ultime forme de connaissance, ou expression de la vérité, que nous voulons montrer le caractère éminemment raisonnable. Nous nous efforcerons, ici, de cerner plus précisément en quoi consiste la connaissance par la foi, nous verrons comment la justification épistémique lui rend raison, nous aurons enfin un regard particulier sur le statut rationnel de la foi catholique.

 

Autour du livre de François Livi, “Dante e la teologia”, Préface par A. Livi

Posted by admin | Posted in Les idées | Posted on 29-06-2009

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François Livi,

Dante e la teologia. L’immaginazione poetica nella “Divina Commedia” come interpretazione del dogma,

Préface par Antonio Livi,

Roma, Leonardo da Vinci, 2008, 250 p., 20 €.

 Compte-rendu par Davide Luglio

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Dans une note de son Dante et Béatrice, Étienne Gilson faisait part aux lecteurs d’une « rêverie » : « je ne peux m’empêcher de croire, écrivait-il, que Dante s’est proposé de créer, grâce aux ressources de son art, une sorte de sacra scriptura qui fût comme un équivalent de la véritable et divine, bref, une théologie poétique usant de ses méthodes propres en collaborant en son ordre aux fins de la théologie des Docteurs ». Cette « rêverie » repose sur l’idée, chère à Gilson, que la forme “idéale” de la théologie ne s’est pas réalisée seulement dans les summae de théologie, à travers la forme de la logique, comme chez saint Thomas d’Aquin, mais aussi dans la poésie, qui en serait l’équivalent artistique et littéraire et dont Dante nous fournit le meilleur exemple. Ce que le cas de Dante a d’unique, écrit-il, « c’est d’avoir écrit un immense poème dont la matière est faite d’idées et qui pourtant n’est aucunement un poème didactique […] Le beau n’y est pas la splendeur du vrai, comme dans la Summa theologiae, mais la vérité y est la matière dont sa transfiguration poétique obtient la beauté. Si nous ne nous trompons, c’est cette sensibilité passionnée à la beauté du vrai (scientifique, philosophique et théologique) qui est la marque propre de Dante. Et le cas semble bien unique, du moins dans la tradition littéraire de l’Occident, où le vrai prime le beau, ainsi qu’il se doit, partout, sauf en poésie. »